Des protéines en quantité et qualité adéquates
(conformément à l'arrêté du 1er juillet 1976 modifié)
En quantité suffisante, les protéines permettent d'assurer les besoins de l'organisme du nourrisson, sans surcharge pour celui-ci.
En qualité, elles doivent apporter tous les Acides Aminés Indispensables à bébé.
Des apports glucidiques bien dosés
Participant largement (environ pour moitié) à la couverture des besoins en énergie, ce sont d'excellents carburants! Le lactose des laits infantiles est rapidement assimilé, les glucides plus complexes comme l'amidon sont d'excellents régulateurs de la glycémie (taux de sucre dans le sang) et permettent une meilleure satiété car ils sont assimilés plus lentement.
Des apports lipidiques bien choisis
En quantité, les graisses constituent une part importante de l'apport énergétique au cours de cette phase de croissance rapide (environ le 1/3 de l'énergie totale).
En qualité, les lipides doivent fournir les Acides Gras Essentiels indispensables à la constitution des membranes des cellules et en particulier des cellules nerveuses. L'organisme ne sachant pas les synthétiser lui-même, ces graisses particulières doivent être fournies par l'alimentation.
Des apports en minéraux satisfaisants et équilibrés, pour une croissance harmonieuse du bébé
La priorité est à la couverture des besoins en calcium et phosphore, minéraux nécessaires à la solidité des os et des dents.
Les apports en fer à satisfaire sont quant à eux importants, compte tenu de la croissance intense de l'enfant, du développement de sa masse sanguine et des différents tissus de l'organisme. Le fer est, par exemple, présent à 65% dans l'hémoglobine, où il a comme fonction le transport de l'oxygène vers les tissus.
Il est très important de donner, dès le sevrage et le plus longtemps possible du lait infantile, afin de couvrir les besoins en fer de l'enfant (le lait de vache n'est pas suffisamment riche en fer). Une carence en fer peut en effet être responsable d'anémie et perturber le développement psychomoteur de l'enfant, sa croissance et l'acquisition de son immunité.
Le sodium, potassium, chlore … doivent être fournis en quantité suffisante par le lait infantile pour limiter tout risques de carence, mais sans excès afin de ne pas dépasser les capacités d'épuration limitées du rein de bébé.
Des vitamines de toutes sortes
Les vitamines hydrosolubles du groupe B sont importantes pour la vitalité de la peau, des cheveux, des ongles et des muqueuses, le bon fonctionnement
du système nerveux et la fabrication des globules rouges. La vitamine C participe à l'absorption du fer contenu dans les aliments et participe à protéger l'organisme de certaines agressions.
Comme on ne sait pas les mettre en réserve (à l'exception de la vitamine B12), il faut qu'elles soient quotidiennement apportées par l'alimentation.
Les vitamines liposolubles (A, D, E, K) sont des vitamines liées aux graisses et sont donc apportées par les aliments lipidiques. Dans l'organisme, elles sont stockées dans le tissu adipeux, offrant ainsi une protection prolongée contre une carence d'apport.
La vitamine D influence l'absorption intestinale du calcium et sa fixation sur l'os. C'est l'une des vitamines les plus importantes à prendre en considération pour des os solides. Le lait maternel, comme les laits infantiles, n'en contient pas suffisamment : votre médecin vous indiquera un complément.