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Et si vous vous mettiez à l’éducation positive (12 mois et plus) ?

Désamorcer les crises, les colères, aider nos enfants à prendre plus d’autonomie sont des missions parfois difficiles à relever. Cependant, grâce à l’éducation positive, il est plus aisé d’y parvenir

Désamorcer les crises, les colères, aider nos enfants à prendre plus d’autonomie sont des missions parfois difficiles à relever. Cependant, grâce à l’éducation positive, il est plus aisé d’y parvenir. Le point sur cette méthode éducative avec Rafi Kojayan, pédopsychiatre et un des auteurs du livre L’éducation positive.

Qu’est ce que l’éducation positive ?

L’éducation positive s’inspire des préceptes de la discipline positive. Mise au point par Jane Nelsen, une mère de famille nombreuse, en 1969, aux Etats-Unis, cette méthode a fait ses preuves. Elle repose sur l’écoute de l’enfant, sans pour autant être laxiste. Elle peut se résumer de la manière suivante « une éducation ni permissive, ni punitive ». « La discipline positive redonne à la fonction de parents toute sa noblesse : savoir écouter, comprendre, protéger, respecter tout en sachant fixer des limites », écrit le Dr Rafi Kojayan dans son livre*.

Rencontrer l’enfant

« Avant d’être dans l’éducatif, il faut pouvoir rencontrer l’enfant », explique le docteur. C’est la base de l’éducation positive. Cela signifie qu’il faut ouvrir un espace dans lequel l’enfant peut exprimer ses angoisses, ses difficultés. L’important dans cela est de comprendre les émotions de l’enfant. C’est souvent l’inverse qui se produit. Les parents disent : « mon enfant est colérique ». Ils parlent du comportement et non de ce qui amène ce comportement. Or derrière chaque façon d’agir, il y a une logique émotionnelle.
Les parents doivent se poser la question suivante : qu’est-ce qui l’amène à réagir de cette façon ? Il faut trouver le sens caché d’une colère, d’un refus… et aller dans les émotions de l’enfant. Cela vous aidera à prendre du recul sur la situation, à être moins débordé et surtout à comprendre votre enfant.

Rendre actif l’enfant

Les enfants aiment maitriser et contrôler les choses. Rendez-les donc actifs de ce qu’il se passe à la maison. Demandez-leur de coopérer : ranger la vaisselle, trier le linge… Si vous leur demandez de vous aider dans ces tâches quotidiennes, ils se sentiront valoriser. Cela fonctionne très bien avec un enfant dans l’opposition. « Etre dans l’opposition c’est s’affirmer, et c’est aussi vérifier que l’autre peut tenir compte de ses désirs, ses besoins », explique le Dr. Rafi Kojayan. Impliquer un enfant en opposition en le rendant maitre de certains actes va grandement vous aider.
Voici un exemple : Un enfant regarde un dessin-animé et doit aller à la douche. Si vous éteignez la télé, vous avez toutes les chances de le voir se braquer et refuser d’aller faire sa toilette. En revanche, si vous lui dites : « dès que le dessin animé est terminé, tu appuies sur le bouton pour éteindre la télé », vous avez cette fois toutes les chances de le voir appliquer vos consignes et arriver sereinement dans la salle de bains.
Il est actif : c’est lui qui a fait l’action d’éteindre et de venir.


Sortir des rapports de force

Pour sortir des situations de force, des conflits et éviter d’en arriver à la menace ou au chantage, posez un cadre. C’est un point essentiel dans l’éducation positive.
Votre enfant refuse de diner ? Vous le mettez calmement dans sa chambre et vous lui dites : « le moment du repas est maintenant. Réfléchis bien, et dis-moi si tu n’as vraiment pas envie de manger. Après, ce ne sera plus l’heure ». Vous le laissez 5 minutes. Soit il revient vers vous, soit vous y retournez et vous lui demandez s’il a bien réfléchi. Il est fort probable qu’il vous dise qu’il souhaite désormais manger. Si ce n’est pas le cas, qu’il ne daigne toujours pas se rendre à table, ce n’est pas grave. Il ne dînera pas ce soir là. Il ne mange pas parce qu’il n’a pas faim. Vous lui faites comprendre que c’est son problème, vous vous appuyez ici sur ses besoins. Vous n’êtes ainsi pas dans le rapport de force. Vous êtes au plus près des besoins de l’enfant, de ses émotions, vous le prenez en compte comme sujet.

Une  plus grande disponibilité

Vous souhaitez vous mettre à l’éducation positive ? Voici par quoi commencer : vous rendre plus disponible. « Vous rendre disponible, c’est vous connecter à votre enfant », explique Rafi Kojayan.
Prenez du temps avec votre enfant. Posez-vous réellement avec lui ne serait-ce qu’un quart d’heure. Demandez-lui par exemple s’il a passé une bonne journée, avec qui il a joué, s’il a envie de faire un jeu avec vous…
Votre  enfant ne vous a pas vu de la journée. Mettez-vous à sa place : le matin,  c’est la course. Il faut aller le déposer à l’école, à la crèche… Le soir, rebelote. Il faut se laver, diner, aller au lit. Et tout cela au rythme d’un seul et même mot : « vite ». Donnez-lui alors l’occasion d’avoir un vrai temps avec vous. Si vous commencez la soirée de cette façon, tout le reste se déroulera beaucoup mieux.

3 situations auxquelles on répond par l’éducation positive

 

  • Votre bébé pleure

Vous ne savez pas pourquoi. Essayez de chercher ensemble la cause. « Il faut accepter l’essai erreur » lance Rafi Kojayan. On n’a pas toutes les clés mais on essaye : on le change, on lui fait un câlin, on lui donne à manger… Avancez à tâtons, sans poser de certitudes.

  • Votre enfant renverse un verre d’eau

Dans l’éducation positive, on met beaucoup l’accent sur la valorisation de l’enfant. Dès que cela est possible, on le félicite. Il a renversé un verre d’eau ? A priori ce n’est pas louable. Cependant, au lieu de le disputer, vous pouvez lui proposer de l’aider, de lui montrer comment faire et de valoriser le fait qu’il ait essayé de le faire seul. Vous avez deux solutions : le disputer / le valoriser. Choisir la deuxième situation est un levier plus positif pour l’enfant.

  • Votre enfant fait une colère

Aidez-le à mettre en mots ce qu’il se passe. Dites-lui : « tu es en colère » (et non tu « fais » une colère). Ajoutez « ça ne te plait pas ce qu’il se passe là ». Aidez-le à se calmer en le prenant contre vous, enveloppez-le. Chez les tout-petits, il faut passer par du corporel. Si vous n’y arrivez pas, dites-le lui : « Je n’arrive pas à te calmer, tu vas le faire par toi-même. Je te conseille d’aller dans ta chambre et de taper sur tes coussins si tu veux pour faire passer ta colère. » Quittez la pièce et dites-lui qu’il pourra vous rejoindre quand il sera calmé. S’il ne se calme pas seul, vous pouvez y retourner et lui demander s’il veut votre aide pour faire retomber sa colère.

* L’éducation positive, de Rafi Kojayan et Sandrine Catalan-Massé, ed. Leduc.S

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